La philo-cognition, un système de pensée globale (hyper spéculation, hyperacuité et hyper latence)

La philo-cognition est en outre un système de pensée globale fondée sur l'hyper spéculation, l'hyper acuité et l'hyper latence :

  • L’hyper-spéculation est le terme proposé par le Dr. Nusbaum pour nommer la propension du philo-cognitif à aller au bout des raisonnements, à extrapoler, à se poser mille questions à la minute, à réfléchir et à tout remettre en cause. Le philo-cognitif aime raisonner, penser et penser autrement dit le Dr. Nusbaum. Le philocognitif est surtout en quête de sens, car s’il ne trouve pas le sens des choses, il est incapable de s’y intéresser et/ou de les mémoriser ; ce qui est un grave handicap dans le système scolaire français.
  • L’hyperacuité qui est une capacité cognitive qui permet au philo-cognitif de percevoir, analyser et enregistrer des milliers d’informations sans intérêt pour les autres. Elle est rendue possible par l’hypersensibilité émotionnelle du philo-cognitif. Le système de saillance (qui chez chaque individu veille pour l’alerter sur les dangers potentiels) est surdéveloppé, hautement sensible et en alerte chez les philo-cognitifs. Cette disposition permet par exemple aux philo-cognitifs de détecter des catastrophes, incendies, séismes etc. bien avant les autres et de donner l’alerte. Le problème c’est qu’ils ne sont pas toujours pris au sérieux. Le Dr. Olivier Revol appelle ces sujets les sentinelles.
  • L’hyper-latence est un phénomène invalidant pour les philo-cognitifs. Ce terme définit leur difficulté à se concentrer, à s’appliquer à une tâche sans se laisser distraire. Cette difficulté est amplifiée par une fréquente hyperesthésie chez les philo-cognitifs. Leurs sens ultra sensibles sont en effet sollicités et tiraillés pas mille perceptions (bruits, odeurs, vibrations etc. auxquels le commun des mortels est insensible) qui les bombardent d’informations qu’ils peinent à gérer en marge de l’activité principale sur laquelle ils aimeraient (ou sont censés) se concentrer. Ceci explique cette pensée en arborescence, qui se disperse et se perd facilement chez eux. Mais ils ne sont pas seulement hyperesthésiques, ils sont aussi hypersensibles au plan émotionnel… ce qui les rend également dépendant, pour se concentrer d’un bon équilibre émotionnel, pas toujours au rendez-vous chez des sujets souvent anxieux, tristes, inquiets…

La « philo-cognition »… une manière de handicap

La « philo-cognition » (ou philo-cognition) tend ainsi aujourd’hui à remplacer les termes « Douance », « précocité » ou « haut potentiel intellectuel » qui depuis de nombreuses années désignent, mais aussi stigmatisent et vouent même parfois à la jalousie et aux railleries, ces personnalités au fonctionnement cérébral et émotionnel si particulier. Et c’est d’autant plus injuste et inconfortable pour les personnes concernées, qu’elles sont généralement soucieuses de se fondre dans la masse et de ne pas amplifier le rejet dont elles font l’objet, du fait de leurs centres d’intérêts différents, de leur mode de communication différent, de leur fragilité émotionnelle etc.

La philo-cognition est ainsi trop souvent vécue comme un handicap par les intéressés.

Fanny Nusbaum a ainsi cherché un terme qui exprime et décrive mieux la réalité de ce mode de fonctionnement cérébral, émotionnel et comportemental particulier, à travers sa première caractéristique : un besoin vital, permanent et boulimique de penser, réfléchir sur tout et n’importe quoi, pour comprendre le monde, lui trouver un sens et comprendre le sens de la vie, le sens de toutes nos actions et interactions avec les autres et avec le monde. Ce sens, c’est le moteur de la vie et de toute action, pour les philo-cognitifs et le carburant de de toute passion.

Les philo-cognitifs complexes et les philo-cognitifs laminaires

Fanny Nusbaum décline en outre la philo-cognition en deux profils : les philo-cognitifs complexes et les philo-cognitifs laminaires.

  • Les premiers sont des esprits brillants à qui tout paraît réussir, tant leurs facilités sont grandes.
  • Les seconds sont tout aussi brillants dans la plupart des matières, mais souffrent d’une ou plusieurs faiblesses dans certains domaines… par exemple les mathématiques. Ces handicaps ou difficultés peuvent être innés ou acquis du fait d’une pédagogie inadaptée à ces élèves qui ont besoin de comprendre et de mettre en correspondance les nouveaux apprentissages avec le corpus de leurs expériences ou de leurs acquis scolaires, comme avec des projections ou applications pratiques.

Un jeune adulte philo-cognitif complexe (ou philo-complexe), me disait récemment son manque d’intérêt pour les maths, dès lors qu’il ne se représentait pas à quoi correspondait (de manière tangible) telle ou telle équation ou fonction, ni à quoi elle pourrait lui être utile. Ainsi, quelle ne fut pas sa stupeur (et sa tristesse) lorsque son professeur de mathématiques de classe de 3ème, qu’il avait interrogé sur le sens et l’utilité d’une courbe, lui répondit : « Cette courbe, a quoi elle sert ?!!! Elle sert à ce que tu réussisses ton brevet, ballot ! ». Ecœuré et définitivement perdu, le pauvre naufragé scolaire dut cuver sa phobie scolaire encore quelques années avant de pouvoir trouver du sens aux matières enseignées. Il n’y parvient enfin que bien plus tard, au fil de ses études supérieures, après un bac indigeste vaincu à l’usure à la troisième tentative.

Par Philippe Lamy, Fondateur de Spring-MediCare, à Lyon le 26/08/2020

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