Plus de douze-mille ans de patriarcat, de malentendus et de violence

De récents scandales révèlent la brutalité et de la violence de certains hommes puissants (comme par exemple, Harvey Weinstein ou Tariq Ramadan, pour ne citer qu’eux) prétendant séduire des femmes à la hussarde, par la violence et/ou au prétexte de leur autorité supposée sur leur proie.

La riposte de mouvements comme BalanceTonPorc montre avant tout que séduire n’est pas une affaire de puissance et que la charge de cavalerie aveugle qui ne vise qu’à faire la démonstration, face à une femme, de son agressivité phallique, ainsi que l’étalage de ses besoins sensoriels, de son désir et de ses projections érotiques n’a le plus souvent rien de flatteur, ni d’attirant. Et surtout que la séduction d’une femme reste un mystère pour nombre d’hommes.

La recette de la séduction n’est bien sûr pas universelle, car chaque homme et chaque femme a des attentes, des goûts et des dispositions à séduire ou se laisser séduire différents. Un homme ne doit pas nécessairement renoncer à son agressivité phallique (au sens psy du terme), Mais pour séduire, il doit savoir cerner les attentes d’une femme, sa disponibilité émotionnelle et ses besoins sensoriels, avant d’exposer son propre désir et surtout ne jamais prétendre imposer son bon vouloir, au prétexte qu’un femme qui dit non penserait oui. Ceci n’empêche malheureusement pas certains prédateurs (ou prédatrices) manipulateurs (ou manipulatrices) de tricher, quant à la présentation de leurs attentes ou de leurs valeurs pour séduire par le mensonge, alors qu’ils (ou elles) ont pour leur part parfaitement cerné leur partenaire et qu’ils (ou elles) ne sont décidé(e)s qu’à satisfaire leurs propres besoins égoïste. Ces comportements restent heureusement marginaux. Ils relèvent d’une pathologie appelée perversion narcissique, pas toujours aisée à identifier, surtout en phase initiale. Lorsque la relation perverse est installée, la victime est alors la plus mal placée pour réagir car elle est sous l’emprise de son prédateur (ou prédatrice). Et seul l’entourage assiste impuissant à la descente aux enfers de la victime. Ainsi, ce n’est que lorsque l’entourage parvient à faire sortir la victime de sa torpeur et de son déni, que celle-ci dispose de quelque chance de s’en libérer mais difficilement sans l’aide d’un(e) professionnel(le). Cette libération est difficile et contrecarrée par le pervers qui redouble de génie diabolique pour retenir sa proie, tour à tour mielleux et séducteur ou méprisant et menaçant. La meilleure chance de s’en sortir, pour la victime, est de rompre les ponts définitivement.

Douze mille ans de patriarcat ne disposent malheureusement pas les hommes à tenter de comprendre les femmes… ce qu’elles leur rendent bien / cf. http://medi-therapie.com/amour-sexe-et-malentendu/. // mythes mensonges et malentendus : sexe et sacré

Le couple patriarcal hétéronormé et monogame s’est majoritairement imposé dans le monde au cours des douze ou treize derniers millénaires. Peut-on imaginer qu’il ait entraîné une évolution épigénétique (ou simple adaptation) installant ou renforçant la domination de l’homme et la soumission de la femme, en pénalisant les individus non conformes à ce modèle ?


Philippe Lamy


Suite : Lâcher-prise et plaisir féminin


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