Solitude à deux

S’agissant des couples constitués, l’abstinence sexuelle peut-être une situation volontaire ou subie, un choix par défaut, voire quasi inconscient :

On oublie seulement qu’on s’aime (donc plus de câlins);

On s’aime moins ou on oublie de prendre soin de l’autre à travers attentions, mots doux, caresses et câlins ;

On n’ose plus se rapprocher de l’autre car on le sent distant et l’on ne se sent plus désiré(e) ;

On renonce à se rapprocher de l’autre car on se trouve trop nul(le), trop gros(se), trop maigre et/ou en perte d’estime de soi et on redoute le rejet :

 

On rejette l’autre parce qu’il nous a déçu(e), trahi(e)… ou simplement parce qu’il a changé, vieilli et/ou qu’on se ne sent plus attiré(e) par sa personne physique ;

Plus largement, on ne néglige pas seulement l’autre, mais on néglige avant tout la relation à l’autre et les bonnes pratiques pour en préserver la qualité et si possible la flame.

Voir l’interview sur ce dernier point, du Dr. Iv Psalti (sexologue de renommée internationale et inventeur du concept de Thérapie Sexuelle Positive): 

Si cet abandon du champ amoureux convient aux deux parties, tout va bien… au plan conscient tout au moins car les carences physiologiques sont bien réelles.

Mais il en va autrement si la désaffection de toute sexualité conjugale se révèle une souffrance pour l’une ou l’autre des parties (voire pour les deux)… sans qu’aucun ne se risque à évoquer ce sujet douloureux ni à rechercher, seul ou accompagné, des solutions.

S’ensuit ainsi souvent une spirale infernale de froideur, reproches, disputes, insomnies, dépression, adultères, mensonges, jalousie, culpabilité, psychodrames, ruptures… et même parfois de violences physiques.

Cependant, nombre de vieux couples, préfèrent préserver les apparences et une « séparation de corps sous le même toit » (mais oui, c’est courant), ainsi que la vie chaotique, conflictuelle et médiocre, au côté d’un conjoint avec qui la relation est devenue difficile (voire douloureuse), à l’inconnu du saut dans le vide que représente un tardif retour au célibat… avec sa cohorte de problèmes matériels supposés insolubles ou la crainte d’un rejet social.


Philippe Lamy


Suite : Y a-t-il-des remèdes à la détresse de la solitude ou au sevrage sexuel ?


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