La détresse de la solitude sexuelle

Nombre de patients, de tous âges (de 26 à 82 ans), frustrés de ne plus parvenir à établir de belles relations à deux ou à restaurer une relation amoureuse équilibrée au sein de leur couple, décrivent leur détresse, en ces termes :
« Ça me rend fou/folle de ne pas sentir la peau de l’autre contre la mienne ou sous ma caresse, de ne pas sentir sa main sur ma peau, de ne pas sentir son odeur et/ou de plus me sentir un objet de désir… ».

La souffrance de la solitude ne relève bien sûr pas que de la frustration terrible que représente la solitude sexuelle, mais surtout de celle de la solitude plus large qui procède de la douleur de ne pas échanger, de ne pas voir se féconder les pensées de chacun par celles de l’autre, de ne pas donner et recevoir.

Il n’est ainsi pas de remède raisonnable à la solitude… si ce n’est celui de prendre les moyens d’en sortir.

Mais l’amour avec un grand A est trop idéalisé et le sexe trop diabolisé pour qu’il soit aisé au plus grand nombre de se lancer, de prendre le risque d’aimer (et donc celui d’être déçu ou abandonné).

Trop de personnes souffrent également de manque d’estime d’elles-mêmes et craignent de voir leur amour propre blessé, de ne pas parvenir à susciter l’amour ou le désir de l’autre. Et ainsi, les bonnes raisons de ne rien tenter restent les plus fortes.

Le poids de l’inconscient collectif, de la morale bourgeoise ou des interdits implicites sont également de bonnes raisons de NE PAS sortir son instrument de musique de son étui (pour reprendre la métaphore du début de cette rubrique sexologie / cf. accueil sexologie.


Philippe Lamy


Suite : La solitude sexuelle, comment-en-sortir ?


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